La situation des libraires en Algérie est devenue de plus en plus inquiétante

Chaque jour en Algérie, les libraires constatent une régression drastique du nombre de lecteurs qui foulent leur sol. Cette situation s’est aggravée avec la crise sanitaire à laquelle le pays fait face, depuis le mois de Mars. Avec le confinement, les libraires ont dû fermer boutique, afin de prévenir la propagation du virus, cependant, cela n’est pas sans répercussion négative sur l’économie du marché du livre en Algérie.

Nous savons que le livre en Algérie, n’est pas considéré à sa juste valeur par les citoyens qui s’intéressent à d’autres hobbits comme : le foot, le sport, les jeux vidéo…etc. Toutefois, ce n’est pas la seule cause qui éloigne les algériens de la lecture.

Le livre, une denrée onéreuse

En effet, une des causes qui éloignent les lecteurs amateurs en Algérie des libraires est le prix du livre. Ce dernier est relativement cher, par rapport au SMIC algérien. À titre d’exemple ; un livre de Stephen King fait dans les alentours de 1000 Da, jusqu’à 1500 Da, un chiffre qui constitue à peu près 10% du Smic algérien. C’est pour dire que ce n’est pas donné à un jeune lecteur de s’offrir des livres chez son libraire, en particulier, les étudiants qui n’ont pas de revenus et représentent la majorité des lecteurs en Algérie.

Les Librairies délaissées par le gouvernement

En plus du prix exorbitant des livres, l’autre cause qui affecte considérablement la stabilité des librairies en Algérie est le manque de soutien de la part du gouvernement. Celui-ci n’apporte aucune subvention au marché du livre, ni à sa distribution dans le pays et laisse les librairies faire cavalier seul, en prenant tout à leur charge.  Sans aide et laissé à son propre sort, le libraire ne peut subsister que durant quelques années et finit par fermer boutique. Ainsi, le libraire devient distributeur, promoteur et vendeur en même temps. Une lourde tâche qui induit ces derniers à élever le prix du livre pour compenser leur investissement.

Ce triangle qui éloigne chaque protagoniste de l’autre, continue de freiner le marché du livre en Algérie qui ne cesse de patauger dans la médiocrité. La solution me diriez-vous ? Elle réside en chacun des trois acteurs : gouvernement, libraire et lecteur qui ensembles, peuvent revaloriser le livre en Algérie.

Temple Du Livre

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