L’art en Algérie prend la couleur de sa terre, de sa culture, de ses traditions mais surtout la couleur de l’âme de son propriétaire. Une âme innovante, créative qui s’inspire de son vécu, de celui de ses semblables pour en faire une œuvre qui parle aux personnes sensibles à la beauté et à l’originalité. On a eu la chance de découvrir une de ces rares personnes au pinceau coloré, à la main délicate et à l’esprit africain. Des tableaux inspirants, faisant parler la terre natale, la terre africaine. Des visages qui ont une histoire à conter et à raconter, des regards qui en disent long sur leurs vécus. 

Tableau de l’artiste : 

Belkheiri Elbahi est un artiste de la wilaya de Djefla né le 03 octobre 1994. Jeune et brillant, il a découvert son amour pour la peinture au lycée en s’inscrivant au hasard à l’atelier de dessin. Un amour naissant qui n’a fait que s’accroître depuis. Sa première réalisation fut la bonne, elle était à la hauteur d’un artiste complet. 

Elbahi ne s’arrête pas là, bien au contraire, il s’essaye à plusieurs domaines artistiques comme : la sculpture ou la calligraffiti. Ce qui deviendra par la suite sa touche singulière dans toutes ses toiles : un mélange de portraits, d’éléments de la nature et de calligraffiti. Ses œuvres sont atypiques. Mais pour arriver à trouver son chemin, il s’essaye d’abord aux natures mortes et à la reproduction de quelques tableaux connus comme ceux d’Etienne Dinet. Heureusement pour lui, ces réalisations sont un peu trop coutumières ce qui le pousse à avoir son propre style. 

Elbahi face au marché de l’art Algérien:

Quand on parle avec un artiste, une voix intérieure nous pousse à parler de l’art et de sa situation dans le pays. L’Algérie regorge de personnes aux mains créatives, modelant la vie et ses éléments pour nous offrir un résultat éblouissant. Mais le problème qui se pose est le marché artistique. Bien que les choses commencent à avancer et à changer, la situation reste, néanmoins, très compliquée. Pour produire, il faut vendre et pour vendre il faut des acheteurs. Le matériel est cher et le tableau également. Et cela par sa valeur humaine, esthétique et surtout temporelle. On encourage rarement les artistes, ce domaine est quasi inexistant quand on se compare aux autres pays. Elbahi partage cette vision des choses, pour peindre il faut avoir un public et des acheteurs. C’est dur de se faire une place dans la sphère artistique algérienne. Sa participation à plusieurs expositions nationales notamment celle d’Alger, Laghouat et Oran l’ont fait connaître, mais il s’est fait encore plus remarquer lors de l’exposition en Tunisie. 

Sa participation au concours annuel de peinture de société générale, a fait écho. Il fut parmi les 10 gagnants sélectionnés grâce à un tableau très original, de la calligraffiti sur fond noir et au milieu un visage de profil, au regard lointain, pensif, très significatif. L’Afrique, au centre du monde. 

Ce qu’on peut dire c’est que les réseaux sociaux sont un atout pour nous tous, on a découvert cet artiste grâce à son compte Instagram : el_bahi_y. 

Elbahi, un artiste autodidacte qui rêve d’éblouir le monde des couleurs qui imprègnent ses œuvres, de graver son empreinte à l’échelle internationale et cela, même si le chemin est encore long et difficile nous avoue-t-il. Un avenir éclatant se dessine.  

Photos: Ziane Tahri

                                                                                       Nelia Salem

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