L’islam est une religion monothéiste à visée humaniste qui compte 2 milliards de fidèles autour du globe. L’islamisme radical, quant à lui, est un islam prétendument « 2.0 », en réalité archaïque et destructeur des civilisations, une version diabolique qui vise la foi saine. Islam et islamisme sont à distinguer.

De l’islam à l’islamisme :

L’un des enjeux majeurs que le monde moderne essaye de gérer d’une main ferme est la montée de l’extrémisme sous toute forme, non seulement dans les pays musulmans, qui s’y convertissent de plus en plus, mais aussi dans les pays occidentaux, qui connaissent un prosélytisme exponentiel sous forme de groupuscules à forte influence sur les communautés musulmanes (principalement la diaspora des pays Arabes, de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran…) en Europe ; la France et l’Angleterre étant les épicentres de ce séisme idéologique.

Une motivation et une assurance inquiétante de ces sectes : la confrérie de frères musulmans – qui ne sont ni frères ni musulmans, comme dirait Mohamed Sifaoui, journaliste et écrivain spécialisé en islam politique – qui répond à des agendas aussi douteux que le sionisme qu’ils prétendent combattre. Méticuleusement adaptés et entraînées – donc bien financées – ces troupes sont parrainées par bon nombre de pays et de partis politiques. L’intérêt de cet engagement est loin d’être la foi ou la détermination de mettre en œuvre la justice divine, bien en contraire, l’intention est claire : la quête d’intérêts et la domination des secteurs politiques et économiques des pays développés avec pour objectif ultime l’accroissement, la manipulation des masses et le renouement prétendu avec le passé glorieux de l’islam. Un conte à l’ambiance des mille et une nuit qu’on chantonne de plus en plus, bourrant les esprits avec cette nostalgie qui génère les plus vicieux des plans.

Charrier une lettre de paix sous le chahut des épées:

L’islam, dans son chapitre politique tel que décrit dans le livre saint ou même les sources de législation islamique, comporte assez de valeurs politiques très universelles qui rejoignent la démocratie dans ses plus grandes lignes. Par contre l’islamisme politique, lui, n’est guère une lettre divine, encore moins une prophétie. Fondé essentiellement sur le machiavélisme et ses arts de domination de la population, c’est une création purement humaine qui exploite comme matière première la faiblesse de l’homme : sa foi. Il voit le jour au début des années 60/70, pullule dans l’ouest de l’Asie et en Arabie, s’ancre facilement (vu le terrain propice, à savoir les sociétés à forte tradition qui y habitent) et s’étend en pandémie vers la péninsule arabique, capitale géographique du culte musulman où émergent des chouyoukh enseignant le salafisme truqué, doté d’un fanatisme à outrance justifié par le fameux argument de « l’exégèse moderne de la religion” ; un problème d’interprétation qui fait couler tant et tant d’encre sans jamais aboutir à des vertus concrètes, si ce n’est le remplacement de traditions imparfaites par une intolérance exacerbée.

L’Égypte ou le Pakistan sont les parfaits exemples d’un échec de la tendance en question. Des pays avec des productions scientifiques et des paysages paradisiaques se retrouvent un demi-siècle plus tard à se demander si la femme a le droit de sortir et de conduire, ou comment la violenter – dans un cadre conjugal légal et halal bien évidemment.

L’Algérie, l’une des plus grandes victimes de l’islam fondamental:

L’Algérie des années 60-70, comme son aïeule, a combatti ce phénomène par le biais d’une politique de légitimation par le repli envers l’orient, accompagné d’une consommation de masse à l’occidentale, tout en tentant de respecter la religion, la pratique de ses consignes phares sans trop se soucier des futilités.

Faute de gestion et d’exécution du dictateur défunt, la réaction de l’Algérie a été fortement agressive, allant jusqu’à exterminer toute présence de la religiosité (à différencier de la religion) sur le territoire, même locale, cela en exilant tous les meneurs de la pensée islamique suspectée d’influencer les Algériens.

On peut citer Malek Bennabi ou encore l’emblématique islamologue anthropologue Mohammed Arkoun, qui incarnent la beauté d’une religion modérée unissant la majorité des Algériens loin du dogmatisme et de la façade salace qui fait les gros titres à notre époque. 

D’autre part, le vide politique et le besoin d’alternatives face à la dictature démesurée qui commit de graves dérapages notamment dans le système éducatif et principalement sur la scène politique rendue déserte, ont nourri cette nécessité de changer et de désorienter sa vision. 

Au lieu de voir plus haut, Cette fois ci ; c’est vers l’orient:

Avec l’allègement de la restriction des libertés à la fin des années 70 et début des 80, l’orient entame un projet d’inondation des marchés algériens d’ouvrages et de dépliants de “Sahwa islamia” (l’éveil islamique) – des bombes à retardement qui promeuvent l’endoctrinement wahhabite : une secte extrémiste fortement exigeante et sévère s’opposant aux commandements du malékisme, l’islam algérien. Ces livres furent accompagnés par un pool d’oulémas de l’Azhar qui prêchait et incitait sans complaisance à l’armement des civils.

Dès lors, l’apparition d’agrégats de barbus aux ‘“Djbeb pakistan et gilets” – sans stigmatiser ceux qui portent des barbes – s’intensifie avec le bouillonnement populaire sur fond d’une crise économique sans pareil, renforcée par un dégoût du parti unique et des oligarques régnant déjà plus de 25 ans. Tous ces facteurs ont apporté leurs pierres et érigé l’édifice de l’islamisme qui a ravagé les terres conquises.

Un chamboulement total de l’ambiance était fort notable dans les grandes villes qui avaient bénéficié jusque-là d’une ouverture d’esprit agréable malgré la bohème, d’un goût, d’une finesse artistique, et qui soudain optèrent pour un nouveau mode de vie dont la qualité moindre était flagrante. 

Au lendemain de l’ouverture des portes de la scène politique aux partis de tous bords, le courant islamiste étant fort, le courant rejetant le FLN et le système gérontocratique encore plus fort, ces derniers s’unirent à ces alliés commodes face au pouvoir en place sans trop en savoir sur les dessous de l’islamisme politique. Des semaines après commença la pression sociale qui n’avait de cesse d’imposer, d’interdire ceci et cela, tout en gagnant en volume. 

Loin des polémiques dont les musulmans sont victimes, D’après le journal allemand ‘’ Die Welt am Sonntag ‘’, le terrorisme islamiste aurait causé le trépas de 146811 victime de majorité musulmane depuis 2001. Apparemment, il faut que ceux qui jurent au nom d’Allah, égorgent en son nom.

Que peut-on en tirer ?

Le complot est un fait. La haine œcuménique existe réellement. Mais le complot ne peut atteindre la personne que si celle-ci le veut vraiment, que si elle s’intéresse à de tels rayons de dynamite. Le plus sain est alors de barrer le chemin qui mènerait notre patrie à l’obscurantisme, et de mieux choisir quel camp idolâtrer sinon n’idolâtrer  que soi ; par exemple des pays ayant réussi tout en étant musulmans (de majorité musulmane) ou sans l’être, car après tout la religion est la maîtrise de soi et non pas la dominance de l’autre. L’islam politique n’a pas réussi ne serait-ce que dans une commune sinon dans sa volonté de dominer et semer la zizanie.  

Danger d’Explosion! 

À signaler cette fois-ci que c’est bien l’orient qui nous veut du mal. Cela en collaborant avec des hurluberlus algériens généralement en exil, qui se prétendent être nationalistes.  Loquaces, ils prêchent quotidiennement, instrumentalisent les valeurs de citoyenneté universelles, la fierté nationale et la loi de dieu qu’ils fustigent pourtant. Ces rebus sont les mêmes personnes qui ont piloté la locomotive du chaos pendant la décennie noire et ont cautionné la chasse aux têtes de civils dont les artistes et penseurs. 

Sommes-nous prêts à revivre le mal ?

L’enjeu actuel est de faire face, de sensibiliser les jeunes sur les stratégies polymorphes et perfides que lorgnent ces derniers au-delà des publications Facebook qui injectent le catéchisme de leur doctrine et jouissent de raconter des fadaises et des propos populistes incitant à la haine entre les compatriotes, faisant d’eux des masses nettement ségréguées alors qu’en réalité, l’homogénéité de l’Algérie, malgré les légers spasmes, est un acquis qui constitue la vraie richesse de ce pays.  “Le laxisme nous a coûté la vie”, disent les populations sinistres, il est temps d’adopter le plan de l’immunité collective en inventant une armada de vaccins au lieu d’un seul, d’encourager l’élite nationale, de se rationaliser, de produire des hommes de culte locaux loin du salafisme intégriste. 

Si vis pacem para bellum … si tu veux la paix prépare la guerre.

photo: francetvinfo.fr

 LUSTUCRU B.C.

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