Chaque année, des milliers de personnes malades inscrites sur une liste interminables, attendent avec espoir l’organe qui leur permettra de revivre grâce à un donneur qui, un jour, pourrai décider de sauver une vie en perdant la sienne.

Le 22 Juin est la journée internationale de Réflexion sur le Don d’Organes et la Greffe, cette journée a pour but de sensibiliser et faire prendre conscience aux gens que tout le monde peut être un donneur potentiel d’organes ou de tissus, ainsi chaque personne est susceptible de changer l’existence d’autrui et de donner une deuxième chance de vivre à ceux qui en ont besoin.

Plusieurs centaines de patients subissent quotidiennement l’angoisse de l’attente, est-ce qu’aujourd’hui ça sera mon tour ? Est-ce qu’il y’aura un nouveau cœur pour moi demain ? Un rein ou un poumon ? Des hommes, des femmes, des enfants meurent chaque jour faute d’avoir obtenu cette greffe tant espérée, alors que la médecine aurait tout à fait été en mesure de les sauver.

C’est pour cela qu’aujourd’hui, beaucoup de pays incitent fortement leurs populations de faire don de leurs organes une fois morts ou même vivants, donner un organe de son vivant est tout à fait possible, tel qu’un rein, une partie du foie ou de la moelle osseuse. Bien sûr chacun peut s’y opposer s’il souhaite garder son corps intact, cela dit des lois ont été instaurées dans le cas contraire selon chaque pays, par exemple en Europe la loi concernant le don d’organe doit être soumise à 3 principes:

  • La personne qui souhaite donner un de ses organes doit le stipuler par écrit et prévenir les membres de sa famille de sa volonté.
  • Le don d’organe ne doit être en aucun cas rémunéré, c’est un geste de générosité et de solidarité.
  • Le don d’organes doit être totalement anonyme : le receveur ne connaît pas l’identité du donneur et la famille du donneur l’identité des différents receveurs. 

En Algérie, ce processus commence à voir le jour et est autorisé par la loi. La première transplantation a été réalisée, en 2019 à l’hôpital CHU Constantine, où 3 organes d’une même personne décédée, furent greffés chez 3 autres personnes différentes, il s’agit d’un foie et de deux reins, grâce à cet homme et à sa famille, ces malades ont pu être sauvés et ont retrouvé leurs proches dans une joie inexprimable.

De ce fait, il existe également une association en Algérie pour les dons d’organes, créée en 2012, il s’agit de « l’Association Biloba » qui a pour but la sensibilisation du public quant à l’implantation d’organes, de tissus et de cellules.

Certes, à chacun ses motivations culturelles ou religieuses et il n’est pas toujours facile d’aborder ce sujet dans notre société, cela-dit si cet article vous a donné l’envie de sauter le pas et d’être la raison d’un cœur qui battra à nouveau un jour, une carte de donneur d’organe peut vous être attribuée gratuitement par le biais de cette association, au niveau de l’hôpital Mustapha à Alger, auprès du Dr Bouchène. Vous pouvez également la demander via cette adresse, au cas où vous habitez loin : adhesion@don-organes-dz.com

Donner un organe c’est sauver une vie !

Témoignage d’un receveur Anonyme:

« À l’âge de 26 ans, les médecins m’ont diagnostiqué une maladie du cœur appelée cardiomyopathie dilatée. Je venais juste de démarrer une activité professionnelle, celle de professeur de sport dans une école, lorsque l’on me l’a annoncée, la seule possibilité de guérir était de recevoir un nouveau cœur. Mon état s’est très vite dégradé et j’ai dû être rapidement hospitalisée. Je suis restée pendant 6 mois en soins intensifs. Les deux mois précédant la greffe, j’avais quasiment perdu toute ma mobilité. Je n’étais plus capable ni de marcher ni même de prendre un téléphone. J’ai eu la chance de pouvoir être greffée du cœur 6 mois après le diagnostic de ma maladie. 24 jours après mon intervention, je suis sortie de l’hôpital et au bout d’un an, j’ai repris mon activité professionnelle que je n’ai pas quitté depuis : enseigner le sport aux enfants. La greffe m’a permis de reprendre une vie tout à fait normale ainsi que tous mes loisirs … Je suis également maman de deux enfants. »

Témoignage d’un donneur vivant Anonyme:

« Ma fille est née à la fin du mois de septembre. Cela aurait pu être le début d’une belle histoire mais son teint de porcelaine a rapidement pris une couleur de safran. Quatre semaines après, le diagnostic tombait : atrésie des voies biliaires. Une seule solution : la greffe de foie. Notre première réflexion fut la peur de perdre notre enfant : comment trouverait-on un autre petit foie pour remplacer celui qui était malade. Au hasard de mes lectures, je découvre qu’il existe la possibilité de faire une greffe hépatique à partir de donneur vivant apparenté. Je réalise que c’est notre dernière chance. Question cruciale : qui va être le donneur ? Nous nous proposons spontanément avec son père. Il s’avère que c’est moi car je suis la seule compatible. Ensuite, c’est la rencontre avec le chirurgien qui va être déterminante pour moi. Enfin des informations claires, des paroles rassurantes mais qui ne minimisent pas les risques de l’intervention. Puis c’est l’émotion, la joie. La greffe va avoir lieu. Je vais pouvoir offrir une partie de mon foie pour sauver ma fille. Je suis heureuse à l’idée de participer activement à la survie de mon enfant. Ce don, ce fut avant tout un acte d’amour, le cadeau d’une vraie nouvelle vie. Aujourd’hui, ma fille va très bien : les longs mois d’hôpital n’ont altéré ni sa beauté ni sa gaieté. »

Sabrina BELGHANEM

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