Construits entre le IVe et le VIIe siècle, les Djeddars de Frenda,  pyramides érigées sur deux collines voisines dans le nord de l’Algérie (précisément à Tiaret)  représentent jusqu’à ce jour un grand mystère pour les chercheurs.

Parmi les nombreux secrets que renferment ces tombeaux funéraires, l’identité de leurs occupants. Qui étaient les personnes qui y étaient inhumées ? Une question qui, jusqu’à ce jour, n’a trouvé aucune réponse concrète.

Petit historique :

Entre l’année 469 à 671 (du départ des Romains et de la chute de leur empire jusqu’à la conquête musulmane) il y avait, dans l’Ouest algérien, des rois berbères à la tête de principautés. L’hypothèse des scientifiques est telle qu’il pourrait s’agir de ces mêmes rois, enterrés dans ces édifices. Pourtant, cette théorie n’a toujours pas été confirmée. Le chercheur Adrien Berbrugger fait cependant remonter la construction des Djeddars à une période ultérieure à celle des Byzantins (L’empire Romain d’Orient).

La plus ancienne description écrite connue des Djeddars est celle de l’historien Ibn Rakik, au XIe siècle, rapportée au XIVe par Ibn Khaldoun.

Que savons-nous sur ces pyramides ?

Les « pyramides » d’Algérie sont au nombre de treize, situées sur deux collines voisines dans le nord de l’Algérie. Les trois plus anciens se situent sur le djebel Lakhdar tandis que les dix autres sur le djebel Araoui.

Toutes renferment une ou plusieurs pièces (jusqu’à vingt) reliées par un système de galeries, dont des chambres funéraires, laissant penser à des sépultures (tombes) collectives. Certaines pièces sont dotées de banquettes, qui pourraient s’agir selon les chercheurs de possibles lieux de culte funéraire.

Les portes des chambres funéraires sont ornées de rosaces ou de chevrons. Elles sont aussi agrémentées de sculptures d’animaux et de quelques scènes de chasse. Des inscriptions, dont l’origine reste encore floue, sont également visibles. Si certains experts pensent qu’il s’agit d’inscriptions latines, d’autres en revanche pensent que ce sont des inscriptions grecques.

Le pillage et la détérioration des Djeddars au fil du temps complique la tâche aux chercheurs. Certaines pyramides, effondrées, n’ont jamais été fouillées, faute de pouvoir accéder à l’intérieur, et pourraient encore renfermer des restes, estime l’archéologue algérien Rachid Mahouz. 

« Les archives françaises sur les Djeddars ne sont pas disponibles et les objets et ossements trouvés dans certains à l’époque coloniale ont été emportés en France », déclare ce dernier.

Des merveilles D’antan: 

Avant le XIXe siècle, les pyramides d’Algérie n’avaient pas un franc succès et n’attiraient pas tellement la curiosité. Mais à partir de cette aire, des premières fouilles archéologiques modernes sont organisées, menées par la colonisation française.

À la fin des années 60, Fatima Kadra, une historienne algérienne, décide d’étudier les trois Djeddars les plus anciens en profondeur. Grâce à elle, on commence à s’y intéresser et à se battre pour leur préservation. 

Les Djeddars figurent dans le patrimoine national algérien depuis 1969. Les autorités et archéologues du pays souhaitent les faire inscrire sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui permettrait de mieux les préserver et les étudier ; un souhait ultime, pour lequel le Centre National de la Recherche Préhistorique, Anthropologique et Historique (CNRPAH) continue de se battre. En effet, une fois reconnues par l’Unesco, les Djeddars de Frenda rejoindraient la liste des sept merveilles du monde connues à nos jours.

Chaymaa Meghebbar

Sources :

https://www.parismatch.com/

https://fr.wikipedia.org/

http://www.maglor.fr/maglor/

https://www.easyvoyage.com/

https://www.visa-algerie.com/

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