D’où provient-elle ?

La « déprime saisonnière »ou bien le trouble affectif saisonnier (TAS) est une dépression liée au manque de lumière naturelle.Pour que l’on parle médicalement de dépression saisonnière, il faut que cette dépression surviennent au même moment chaque année, en automne ou en hiver, pendant au moins 2 années consécutives, et qu’elle dure jusqu’au printemps suivant.

Le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health, a été le premier à démontrer, en 1984, le lien entre lumière et dépression. Il a défini la dépression saisonnière. En fait, la « découverte » de ce type de dépression est indissociable de l’invention de la luminothérapie.

Notons que durant la période hivernale, les journées sont courtes et la luminosité moins intense. Celle-ci passerait de 100 000 lux (unité de mesure de la luminosité) les jours d’été ensoleillés à parfois à peine 2 000 lux les jours d’hiver.

Ça touche qui ?

La dépression hivernale est caractérisée par un manque d’énergie et un moral plus fragile. Certains individus vivent ce phénomène plus intensément. Atteints d’une véritable dépression saisonnière, ils peuvent avoir de la difficulté à mener leurs activités habituelles. C’est le cas de 0,7 à 9,7 % (36) de la population adulte en Amérique du Nord.

En Europe, les études la dépression saisonnière concernerait de 1.3 à 4.6% de la population. Mais le mode de calcul dépend des critères objectifs.

La majorité, entre 70 et 80 % des personnes atteintes sont des femmes. Les enfants et les adolescents sont plus rarement touchés.

Quelles conséquences ?

La dépression hivernale est due au dérèglement de notre horloge biologique. Lorsque celle-ci se brouille, par manque de sommeil, un trop plein de stress, un choc psychologique, un décalage horaire… elle peut entraîner des « épisodes dépressifs saisonniers ». Cela se traduit généralement par une perte quasi totale du sommeil, des nuits agitées, des somnolences en journée, des troubles de l’appétit (la faim ne se déclenche plus aux heures habituelles).

Quels remèdes ?  

Pour pallier à une dépression hivernale, plusieurs solutions existent, parmi elles, on retrouve les tristement célèbres antidépresseurs mais aussi et surtout la luminothérapie. Comme son nom l’indique elle consiste à s’exposer chaque jour à de la lumière. Si le principe parait simple, dans la réalité la mise en place de cette technique demande un certain investissement tant personnel que budgétaire. En effet, il est recommandé de s’exposer chaque matin pendant une demi-heure, à une source lumineuse de 10 000 lux produite par une lampe spécifique dite de « dispositif de luminothérapie ». Celle-ci est accessible au prix de 200€ (44000 DZD) en moyenne.

Quelques remèdes de grand-mère tels que le millepertuis (antidépresseur végétal) ou une alimentation riche en tryptophane pour ceux qui grignotent compulsivement durant les périodes de dépression.
L’acupuncture semble être bénéfique lorsqu’elle est combinée avec des antidépresseurs, comparativement aux médicaments seuls. Elle pourrait aider en libérant des endorphines euphorisantes et en favorisant la circulation des énergies. Les points à stimuler sont choisis en fonction des symptômes.

 Abir Ghorab

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici