Discuter… C’est le fait de parler, mais surtout, d’échanger.

Toute discussion sans échange, et qui donc n’en ressort avec aucun résultat, est considérée comme stérile.

Dénoncée depuis l’antiquité, elle est  malheureusement la plus répandue aujourd’hui. La discussion sans l’échange, est en apparence discussion; mais comme un corps sans âme, l’échange, qui est l’objet de la dite ‘science de la discussion’ est absent. Il n’occupe pas la place qui lui est dû. Il est loin, errant dans des contrées inconnues.

Zone de Texte: « Le débat de ce soir : la perruque d'un homme doit-elle être poudrée avec du miel ou de la moutarde ! »
Dessin satirique de 1795 se moquant du contenu des débats, par Isaac Cruikshank, « Debating Society (Substitute for Hair Powder) ».

« Le débat de ce soir : la perruque d’un homme doit-elle être poudrée avec du miel ou de la moutarde ! »
Dessin satirique de 1795 se moquant du contenu des débats, par Isaac Cruikshank, « Debating Society (Substitute for Hair Powder) ».

Cette même discussion à la coquille vide, est en fait ce qui nous empêche de débattre, et enfin d’avancer. De trouver des solutions à la crise actuelle, tant intellectuelle que politique. Il est l’un des symptômes de la décadence et de la mort culturelle qui sévissent depuis quelques années.

Cette descente aux enfers se fait heureusement freinée, voir arrêtée par un dispositif qui a fait son apparition il y a quelques années de cela. Un mouvement qui est  apparu. Celui même qui a peut être amorcé la crise actuelle. Un mouvement culturel, qui vise à nous conduire vers le purgatoire, pour un jour espérer monter au paradis de Dante.

Ces légions valeureuse, brandissant les bannières de l’Algérie, armées de cette inlassable, et inépuisable énergie de la jeunesse, chargent sans cesse pour un jour rallumer ce grand feu qui autrefois éclairait le monde de la culture algérienne.

Ces débuts de renaissance se manifestent à travers la multiplication des événements culturels à travers tout le pays. Ce nombre reste peut être toujours inférieure à celui qu’on pourrait mentionner. Cependant, comparé à l’état précédent, l’évolution est impossible à omettre.

Les organisations et les associations sont en effervescence. Ils sont les porteurs de ces nombreux trésors que peuvent apporter la discussion et le débat.

Mais cette redécouverte de la culture, se heurte à ce par quoi l’article a commencé. La discussion… L’échange.

Dans cet intervalle sombre, où tel un muscle la culture s’est atrophiée. Nous avons perdu un des éléments importants dans toute culture ; débattre dans le but d’échanger, afin que les deux partis bénéficient de l’échange.

Tel a toujours été le but de la discussion. Et tel devrait être pour toujours son but.

Nous avons perdu le savoir faire dont nous avons besoin pour débattre. Nous ne savons pas débattre. Ceci est un fait. Il en résulte que nous restons dans le statut-quo malgré nos si puissantes volontés du changement.

Ainsi tel un muscle en rééducation, nous devons réapprendre à débattre. À discuter. Pour enfin trouver des solutions.

Cela ne se fera pas en une nuit et un jour. Mais comme tout autre phénomène social qui requiert un changement, il faut du temps. Beaucoup de temps ; mais aussi -bien que cela ne puisse pas paraître évident pour certains- discuter encore et encore, combien même sont les difficultés. Ceci, dans le but d’être un jour témoin de cette lumière aux milles éclats, qui guident les peuples dans leurs épopées culturelles.

                                                                                                          BENAFERI Ramy

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici