À moins que vous ne viviez dans une grotte, vous êtes surement au courant de la pandémie qui fait rage en ce moment. N’ayez crainte, cet article n’a pas pour but de vous rappeler ce que vous savez surement déjà. Il ne traitera ni des symptômes du virus, ni de son impact économique, et encore moins d’une quelconque théorie sur son apparition mystérieuse. Il sera donc question d’aborder le sujet sous un angle différent : le comportement humain. 

C’est bien connu, l’homme a toujours eu des réactions extrêmes face à l’inconnu, que cela soit par la psychose ou l’insouciance totale. 

Au-delà de la pathologie elle-même et de ses effets cliniques, ce virus s’avère être la cause de phénomènes sociétaux aussi incongrus qu’alarmants.

Étalages de supermarchés vides, stocks de produits sanitaires épuisés ou encore altercations dans les files d’attentes des caisses, les temps durs font ressortir le pire de la nature humaine. Balcons transformés en scènes de spectacles, concerts dans les quartiers résidentiels d’Italie, distribution de produits sanitaires gratuits, les temps durs font aussi ressortir le meilleur de la nature humaine. 

Alors que le monde entier est frappé par une vague de panique extraordinaire, à contrario, cet individu si complexe que représente l’Algérien, dédramatise comme à son habitude toute situation et la tourne en dérision. Il crie au complot, ne respecte pas les règles d’hygiène, décuple ses interactions sociales et revendique le droit de se laisser vivre. Relativisation, inconscience ou égoïsme ? 

Que vous ayez attribuer ces comportements à une des catégories citées précédemment ou aux trois, sachez qu’ils n’en sont pas moins naturels. L’interdit est toujours plus intéressant ; face aux mesures de confinement, même la plus casanière des personnes aura envie de sortir. Le second degré est parfois un moyen de palier au stress. Et la nonchalance est souvent signe d’ignorance. 

Au lieu de pointer du doigt cet « individu », il serait donc plus judicieux de le sensibiliser à la cause, vu que comme les enfants, les grands aussi préfèrent les conseils aux reproches. 

Dounia-Janina HAMMOUTENE
Equipe Rédaction NOMAD

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