Profil des victimes :

Le nouveau bilan annoncé le 19/04/2020, a fait état de 153 nouvelles guérisons enregistrées ces dernières 24 heures, pour un total de 1047 cas rétablis de la maladie. En outre les statistiques montrent une grande vulnérabilité chez les sujets âgés (> 60 ans) avec un taux de mortalité frôlant les 75%, ce qui équivaut les deux tiers des victimes du COVID-19. Toutefois, la Wilaya de Blida avec 40% de décès (24.61% des cas) suivie par la capitale à raison de 16% des décès (16 % des cas également).

Le taux de mortalité du coronavirus Covid-19 augmente avec l’âge du patient. Les personnes âgées ou déjà atteintes d’une autre maladie comme le diabète, l’asthme ou l’hypertension sont les plus vulnérables face à l’épidémie du nouveau SRAS-CoV-2. Il fait par ailleurs davantage de victimes chez les hommes que les femmes. Depuis son apparition en Chine en décembre 2019, l’infection respiratoire Covid-19 a entraîné plus de 169.500 décès sur 2.463.300 personnes contaminées dans le monde entier. Dans la majorité des cas, elle entraîne des symptômes bénins ou modérés (toux, fièvre, fatigue…). Mais dans les cas les plus graves, les patients peuvent entrer en détresse respiratoire aiguë sévère ou être victimes d’une insuffisance rénale aiguë, voire d’une défaillance de plusieurs organes, pouvant entraîner un décès. En outre, nous avons observé un taux de létalité nettement plus élevé chez les seniors :

  • Les + de 60 ans représentent 96% des décès.
  • Les + de 70 ans représentent 86% des décès.
  • Les + de 80 ans représentent 62% des décès.

Les jeunes enfants sont épargnés. L’absence de victimes chez les plus jeunes laisse perplexes les spécialistes, car nourrissons et jeunes enfants font habituellement partie des personnes vulnérables aux maladies infectieuses. « C’est surprenant car, quand on regarde toutes les autres infections respiratoires — bactériennes ou virales –, on a presque toujours beaucoup de cas graves chez les personnes très âgées, mais aussi chez les très jeunes, en particulier les moins de cinq ans », souligne Cécile Viboud, épidémiologiste au National Institutes of Health (États-Unis). « Il faut regarder s’il n’y a pas une forme de protection croisée du fait de la récente épidémie de coronavirus saisonniers, ceux qui provoquent un simple rhume », observe John M. Nicholls, professeur de pathologie à l’université de Hong Kong. Une deuxième hypothèse est que le système immunitaire des enfants serait conçu « pour ne pas surréagir en présence de nouveaux agents infectieux ».

Qui sont les sujets vulnérables ?

Le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière a mis à jour la liste des personnes à plus de risque de développer des complications du COVID-19 que nous démontrons ci-dessous :

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus.
  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, antécédents d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV.
  • Les diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie.
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale.
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée.
  • Les malades atteints de cancer sous traitement.
  • Les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise : médicamenteuse (Chimiothérapie anticancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive), infection à VIH non-contrôlée ou avec des CD4 <200/mm3, consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, liée à une hémopathie maligne en cours de traitement.
  • Les malades atteints de cirrhose au stade B ou C de la classification de Child-Pugh.
  • Les personnes présentant une obésité morbide (Indice de masse corporelle > 40 kg/m2)
  • Les femmes enceintes à partir du troisième trimestre de la grossesse.

Comment doit-on se protéger contre la contamination ?

Ne pas sortir de son domicile : restez chez vous !! Ne cesse-t-on de nous répéter, car c’est la meilleure action citoyenne que l’on doit impérativement respecter pour nous protéger et protéger nos proches, cela ne coûte pas cher et rapporte gros. Respecter une distance minimale d’un mètre de toute personne rencontrée en dehors de la maison afin d’éviter d’inhaler les gouttelettes en suspension émises par le sujet potentiellement porteur du virus. On ne doit embrasser personne, le visage est la première surface exposée aux postillons chargés de virus. Ne serrez la main à personne, les mains sont des véhicules du virus. Le virus ne pénètre pas mais comme on ne cesse pas de toucher son visage, son nez ou ses yeux, le virus peut pénétrer dans le nez, et entrer dans les voies respiratoires par la muqueuse nasale. Il faut donc se laver fréquemment les mains avec du savon, accessible à tout le monde, et si on a les moyens, utiliser la solution hydroalcoolique. Celle-ci est utile quand on est à l’extérieur et que l’on n’a pas accès à l’eau et au savon.

Abir Ghorab

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