Qui est Cheikh Boumsersseb ?

Artiste autodidacte en art graphique, je vis à Mostaganem, je suis passionné d’art en général et de pop art en particulier. J’essaye, à travers mes créations, de mettre en lumière toute notre richesse culturelle en actualisant d’anciennes œuvres avec des détails d’aujourd’hui. C’est à la fois une invitation à un voyage dans le passé avec une touche moderne (sourire).

Comment avez-vous commencé ? Quel a été votre déclic ?

Je fais partie de la génération internet, fasciné essentiellement par tout ce qui est numérique. Ma rencontre avec l’art graphique s’est faite à une époque où je travaillais dans un cybercafé. J’avais à ma disposition des outils informatiques très passionnant (Illustrator, Photoshop, etc.)  Ce fut un vrai coup de foudre pour moi. J’ai décidé par la suite d’entreprendre une formation en informatique et c’est ce qui m’a permis de développer mes compétences dans le domaine. Depuis cela, l’amour et la passion que j’ai pour cet art font que je suis en permanence à la quête d’une perfection artistique.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mon quotidien d’algérien. L’art a cette magie d’éveiller en vous un regard qui s’intéresse à tout et n’importe quoi. Il suffit de sortir dans la rue et observer pour avoir une multitude d’idées en tête. Après, il ne me reste qu’à faire mettre en exergue ces petits détails de tous les jours avec ma touche personnelle. C’est une façon d’inviter les gens à regarder notre monde différemment.

Pourquoi l’art visuel ?

Nous sommes dans une époque 2.0. Le monde existe aujourd’hui derrière un écran. C’est une aubaine pour un artiste graphique pour que ses œuvres aient une visibilité importante. J’essaye par conséquent de proposer un contenu qui soit à la fois divertissant et enrichissant culturellement.

Quel est votre parcours ?

Cela va vous paraître un peu étrange, mais avec l’avènement des réseaux sociaux la mise sous les feux des projecteurs se fait à une vitesse incroyable. Je n’ai pas un parcours classique où il fallait enchaîner écoles, concours, coopératifs, expositions, etc. De nos jours tout ce passe sur une page dans les réseaux sociaux avec une visibilité considérblea et une promotion de l’art très remarquable.

Quel est votre vrai travail dans la vie ?

Je suis un graphiste collaborant avec plusieurs agences de publicité. Mais comme tout algérien qui se respecte, j’en ai d’autre cordes à mon arc, notamment une formation que j’ai récemment entreprise en couture où je veux continuer à exploiter notre patrimoine culturel avec une mise à jour.

De quelle manière le fait d’être confiné affecte votre carrière ?

Bien au contraire, le confinement c’était pour moi une occasion pour m’adonner complètement à mes œuvres. J’ai pu revoir en détail toutes les notes que j’avais prises durant mes vagabondages et les exploiter avec beaucoup de bonheur.

L’art en un seul mot ?

Espoir.

Un mot pour weshsra

Et bien merci pour le travail hautement salutaire que vous faites. Longue vie à ce projet et je vous souhaite beaucoup de réussite.

Aya Chibouti

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