La contraception n’est pas un sujet facile à aborder en société, par pudeur ou timidité, néanmoins il est indispensable de connaître toutes les options qui s’offrent à nous afin d’éviter les mauvaises surprises.

Les contraceptifs sont utilisés pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles, mais surtout pour éviter les grossesses non désirées.

La contraception HORMONALE :

Cela consiste à geler le cycle menstruel d’une femme et à empêcher le passage des spermatozoïdes.

  • La pilule contraceptive : 
pilule.PNG

C’est la méthode la plus commune en Algérie.

Ce sont des comprimés qui contiennent des hormones (un œstrogène et un progestatif ou seulement un progestatif) à prise quotidienne.

Elles sont efficaces à condition d’être très assidue : les prendre tous les jours à une heure fixe sinon ça ne marche plus !

  • Le stérilet :
stérilet.PNG

Appelé aussi DIU (Dispositif Intra Utérin,) c’est un dispositif contraceptif réversible; en forme de tige souple qui se place dans l’utérus, le but est de prévenir la fécondation.

Il en existe deux sortes :

-Le stérilet hormonal (stérilet MIRENA) : contrairement aux idées reçues, il convient aux femmes ayant déjà des enfants comme à celles qui n’en ont jamais eu.

Après l’avoir placé, vous serez tranquille de 3 jusqu’à 5ans.

-Le stérilet au cuivre : Celui-ci rentre dans la contraception mécanique, le cuivre va venir empêcher les spermatozoïdes d’accéder à l’ovule en les stoppant.

Il fait effet de 3 à 10ans.

  • L’implant contraceptif :
implant hormonal.PNG

Avec une anesthésie locale, ce petit bâtonnet est placé sous la peau du haut du bras.

Il libère à petite dose, un progestatif et cela durant 3ans.

Cependant, il peut causer certains désagréments tels qu’une prise de poids, une cicatrice après le retrait, le spotting…etc.

  • Le patch contraceptif :

Le patch se colle sur la peau au niveau du ventre, du bas du dos, ou du bras mais jamais sur les seins !

Il délivre deux hormones, un œstrogène et un progestatif.

On utilise un patch par semaine et après 3, vient une semaine d’arrêt (sans patch), c’est là où surviennent les règles. 

Puisque les hormones sont absorbées par la peau et non pas par le système digestif, il n’y a aucun risque de non-absorption si l’on souffre de vomissements ou de diarrhée.

  • L’anneau vaginal :

Ce dispositif est œstro-progestatif et est similaire à la pilule ou au patch en terme d’efficacité.

C’est un anneau très souple qui s’insère facilement au fond du vagin où il va y rester pendant 3 semaines (viendra la semaine des règles et puis on en placera un nouveau : le principe est comme celui du patch).

  • L’injection contraceptive :

L’injection se fait tous les 3 mois par un médecin ou une infirmière.

Cette piqûre contient un progestatif.

Parmi les inconvénients, on citera les nausées, prises de poids, spottings et autres.

  • La pilule du lendemain :

N’étant pas aussi efficace que les autres dispositifs hormonaux, ce comprimé progestatif s’utilise en cas d’urgence après un rapport non protégé.

Il est nécessaire de la prendre dans un délai de 72 heures après le rapport.

  1. La contraception MECANIQUE :

Elle repose sur le principe de faire barrière entre les spermatozoïdes et l’ovule.

  • Le préservatif Masculin :
preservatif masculin.PNG

Fait de latex ou de polyuréthane, ce petit tube fermé d’un côté protège à la fois d’une grossesse non désirée et  des maladies sexuellement transmissibles.

Il est fortement conseillé de vérifier l’état avant de le mettre (date et étanchéité).

  • Le préservatif Féminin :
préservatif féminin.PNG

Moins connu que son équivalent masculin, il se présente sous la forme d’un tube en latex ou en polyuréthane, fermé à une extrémité. 

Un anneau interne et un anneau externe permettent de le maintenir en place, dans le vagin et sur les organes génitaux externes.

Il protège également des maladies sexuellement transmissibles.

  • Le Diaphragme :

Il se présente sous forme d’un petit capuchon en silicone et se place contre le col de l’utérus avant chaque rapport.

Il bloque le passage aux spermatozoïdes.  Conseillé de le laisser 6 à 8 heures après le rapport avant de l’enlever.

Comme sa manipulation est compliquée, son efficacité n’est pas totale.

Il est recommandé d’utiliser avec, un gel spermicide (un gel qui rend les spermatozoïdes inactifs).

Spermicides.PNG
  1. La contraception NATURELLE :

En plus d’être économique, cette méthode permet aux femmes de mieux connaître leurs corps et de suivre leurs cycles de très près (avec un calendrier.)

Toujours est-il, les femmes concernées ont des cycles plutôt réguliers et prévisibles pour avoir plus de contrôle sur leurs périodes de fertilité.

  • L’abstinence périodique : 
abstinence.PNG

Cette discipline consiste pour une femme à suivre son cycle afin de déterminer les jours où elle est fertile/infertile.

Le but est d’éviter d’avoir des rapports lors de la période de fertilité (qui se trouve autour du 14e jour du cycle).

  • L’interruption du coït :
interruption du coït.PNG

Cette méthode n’est pas très efficace en pratique car même si l’éjaculation n’a pas lieu en interne, le liquide séminal produit par l’homme  peut contenir des spermatozoïdes.

  1. La contraception par stérilisation :

faisant généralement référence à la ligature des trompes, elle est strictement interdite en Islam car cela entraînera un changement permanent, voire une mutilation de l’appareil génital féminin. 

stérilisation.PNG

Les méthodes sont nombreuses et pour en choisir, il faut prendre en considération plusieurs facteurs tels que : vos envies, vos besoins et votre mode de vie (dans le cas de tabagisme, il vaut mieux se renseigner à propos des contraceptifs les plus adaptés ; Si vous voyagez beaucoup, le décalage horaire va causer problème lors de la prise de la pilule).

Les informations données dans cet article ne se substituent en aucun cas à un suivi médial et doivent être adaptées au cas par cas.

Ghizlène

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici