La campagne électorale pour les élections présidentielles, que le pouvoir veut imposer contre la majorité des algériens, est à bien des égards, une farce de mauvais goût. Et pour cause, à défaut d’arguments, de crédibilité, de programme et d’adhésion populaire, les cinq candidats se donnent en spectacle dans des zaouias et des lieux de culte, reculées au fin fond du désert algérien, en se fondant en larmes en signe de dévotion et de piété.

À défaut de s’adresser aux vivants, ces derniers implorent la baraka des saints et des morts. Un spectacle qui frise le ridicule et qui indique, si besoin est, de l’indigence politique et intellectuelle ces candidats-pantins. Les internautes sur les réseaux sociaux n’ont pas manqué de tourner au ridicule cette façon de faire de la politique. Les algériens qui sont passés maître dans l’art de la dérision se sont donnés à cœur joie de fustiger ces apprentis-sorciers qui jouent les pleureuses pour se donner une visibilité et une crédibilité. En effet les pleureuses sont connues des temps anciens.

Attesté en Égypte antique, ces pleureuses sont des personnes, généralement des femmes et rarement des hommes, payées pour feindre le chagrin lors des funérailles, afin de faire apparaître plus important hommage rendu au défunt. Un parallèle avec l’Algérie libre et démocratique qu’on veut enterrer avec ces élections. De Belaid à Benflis en passant par Mihoubi, toujours le même spectacle affligeant. Mais la palme d’or revient à Bengrina. L’islamiste de service, vieux compagnon de scieur de poteaux Mahfoud Nahnah, cumule les propos indécents, racistes, sectaires mais aussi les échecs. Il est chassé comme un malpropre partout où il passe mais continue de battre sa campagne à coups de prière sur le trottoir, sans ablutions et à même le sol. Il est loin le temps ou feu Mohamed Boudiaf, alors président du PRS, a dissout son parti en voyant l’hommage rendu par les algériens à Houari Boumediene après sa mort en 1978. Autres temps, autres moeurs.

L’honnêteté et la décence ne font pas partie du lexique de ces politiciens opportunistes qui mangent à tous les râteliers.

MIB

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici