Les cancers colorectaux sont extrêmement répandus, tantôt en Algérie tantôt à l’échelle mondiale.

Il est donc impératif de les considérer comme un vrai problème de santé publique pour lequel il faudra désormais apporter des solutions précises aux différents niveaux de prise en charge.

De quoi s’agit-il ? 

C’est un cancer qui regroupe le cancer du côlon et celui du rectum. Ce sont les cancers digestifs les plus communs, il arrive en deuxième position par ordre de fréquence après le cancer du sein chez la femme (17.5% des cancers chez la femme) et le cancer du poumon chez l’homme (25% des cancers chez l’homme). C’est un cancer diagnostiqué souvent à un stade tardif, d’où l’urgence d’un dépistage.

Qu’est ce qu’un dépistage ?

Appliqué aux individus asymptomatiques, il s’agit d’identifier une potentielle maladie à un stade bénin pour intervenir efficacement et améliorer son pronostic.
Selon Alan S. Morrison : Le dépistage est « l’examen d’individus asymptomatiques pour déterminer leur probabilité d’avoir la condition qui fait l’objet du dépistage. Les individus dont la probabilité d’être atteints est suffisamment élevée sont ensuite soumis à des investigations diagnostiques complètes. Les individus avec la condition sont alors traités ».

Quels sont les facteurs de risque ? 

Facteurs liés à l’environnement :

-Facteur alimentaire ;  Les matières grasses animales, les viandes grasses, certains hydrates de carbone favoriseraient les cancers colorectaux; de l’autre côté plusieurs études épidémiologiques ont prouvé qu’une alimentation riche en fibres et en légumes verts réduit le risque de ces cancers. Le tabagisme,  l’alcool, ou encore sédentarité sont eux aussi des facteurs fortement suspectés… .

Facteurs génétiques : 

Certaines maladies héréditaires en sont responsables. Comme  la « polypose adénomateuse familiale » (le risque de transformation cancéreuse est de 100 % chez les sujets de plus de 40 ans,) ou encore le syndrome du cancer colique héréditaire, qui touche essentiellement le sujet jeune.

Quels symptômes ? 

Les signes révélateurs du cancer colique sont le plus souvent banals :

  • Des douleurs à type de coliques intestinales intermittentes. Avec ballonnement pouvant durer 1 à 2 jours et suivies d’une grosse diarrhée d’une odeur fétide;
  • Des sensations de flatulence, pesanteur, ballonnement abdominal ;
  • L’alternance de diarrhée et de constipation ;
  • Une altération de l’état général (fatigue, manque d’appétit, notamment pour les viandes, amaigrissement, petite fièvre) ;
  • Une anémie ;
  • Des traces de sang noir dans les selles ;
  • Des émissions de sang rouge ou de mucus pendant ou après les selles…

L’hémorragie rectale est un signe d’alerte très important.

Quel traitement ?

IL consiste en une prise en charge pluridisciplinaire impliquant : des gastro-entérologues ou médecins internistes, des radiologues, des chirurgiens, des pathologistes, des réanimateurs, des oncologues,  et même des psychologues.

Le traitement des cancers colorectaux a fait des prouesses importantes sur le plan des techniques chirurgicales de l’anesthésie réanimation, comme sur le plan de la chimiothérapie adjuvante.

Quel pronostic ?

 Le pronostic d’un cancer colique dépend essentiellement du stade de la découverte de la maladie et la qualité de la chirurgie. 

-Abir Ghorab.

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