comment l’homme est otage de sa société ?

Le XXIe siècle a ouvert la porte au progrès scientifique, ainsi qu’au développement universel. Tout cela dans le but, de faciliter la vie aux êtres humains, en diminuant considérablement les maux qui tiraillaient l’homme, durant les siècles passés. Les guerres, la famine et les maladies ont disparu… ou presque de l’existence, afin de laisser place à la joie et l’abondance. Jamais auparavant, l’homme n’a connu une telle fécondité dans la matière. Il est submergé, matin et soir, par une pondéreuse quantité de matière qu’il consomme, sans demander sa provenance et encore moins son but. 

Dorénavant, monsieur tout le monde ne vit que pour s’habiller du dernier vêtement à la mode et de consommer les victuailles en vogue. Emporté par l’élan médiatique, ainsi que la pression de la Doxa, il se sent animé par une force herculéenne à mouvoir des montagnes ; lui dont les ancêtres sont morts, sans aucune importance, n’ayant marqué l’existence qu’en redevenant fossiles. Cet homme sait qu’il est passé du stade d’un simple maillon de la chaîne, au centre même de l’existence. Pourtant, dès qu’une personne ou une idée remet en question son existence, il s’effrite sous l’effet de la contradiction dans laquelle il vit… Aucun titan n’a jamais été aussi frêle que l’homme du XXIe siècle.  

Le progrès à contre sens ?

Annoncé comme étant la parfaite version de l’humain, l’homme d’aujourd’hui n’est ni plus ni moins, plus malheureux que celui d’antan. Sa liberté a été troquée contre un travail qui ne le libère nullement. Sa pensée n’est plus le fruit de lectures ou de recherches, mais le produit de la presse et de Netflix. Il croit aveuglément au progrès annoncé comme salvateur de l’humanité, car il intègre tout le monde, sans aucune exception : ethnie, genre, religion… Ce méli-mélo propulse l’homme dans une sphère vertigineuse, dans laquelle ses principes et ses idéologies se voient broyés par le système en place. Ce qui était drôle hier ne l’est plus aujourd’hui, de peur de froisser une communauté mineure. Ce qui était amoral, il y’a une décennie, est soutenu par la masse qui trouve en ce dernier ; une forme de progrès. 

Ce système belliqueux continue par tous les moyens de détruire l’homme en le réduisant à un être sans repères. Tout a débuté avec la montée de l’athéisme, grâce à laquelle, on a chassé la religion des sociétés modernes. Cette guerre féroce entre la religion et la science dure depuis le XIXe siècle. Son ’impact sur l’éthique et la morale de l’être humain est sidérant. Car en chassant la foi, l’athéisme a affaibli la morale de l’homme  laquelle reposait sur la religion et ses préceptes (le bon et le mauvais, la famille… etc.) Ensuite, le système s’est tourné vers le cocon familial en l’éclatant tous azimuts Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec des familles constituées avec deux pères, voire deux mères. Cette [d] évolution familiale n’est pas anodine ; puisqu’en supprimant la figure paternelle ou maternelle ; ceci agit sur l’enfant qui ne trouve pas une figure paternelle à laquelle s’identifier. 

Le résultat ? Un enfant, sans modèle à qui s’identifier, perdu dans une société intransigeante avec les faibles d’esprit. Enfin, la dernière étape du progrès, c’est la sexualisation de la société moderne. Dorénavant, la sexualité est promue dans n’importe quel média (films, livres, jeux) en le rendant gratuit aux yeux de la masse. Cet appel au sexe, incite l’Homme à succomber à ses désirs les plus fous en s’adonnant à la luxure, ainsi qu’à la gourmandise. La conséquence de ses actes est alarmante, car au lieu d’assouvir ses plaisirs, tout en s’épanouissant, l’Homme s’est mué en un hybride. Avec l’aide de la science, il a transcendé son sexe, son état et son univers, tout en s’estimant Dieu.

Pourtant, cette boulimie du progrès n’arrive pas à rendre l’humain heureux. Chaque jour, son bonheur s’éloigne de lui et paraît de plus en plus illusoire. Pire encore, il vit ses heures les plus sombres ; confronté aux maladies psychologiques, auxquelles vient s’ajouter une opinion publique déficiente, l’homme d’aujourd’hui se dresse devant lui un triste avenir…

Demain peut-être on atteindra ce progrès tant attendu… On oubliera, sûrement, la définition d’une mère et d’un père, voire d’être humain, car tout aura progressé… N’empêche, on vivra dans le progrès. 

Temple Du Livre

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