Bien des vérités sont dissimulées dans l’étude des faits et événements passés; autrement dit: «l’Histoire». Cependant, il suffit de se pencher légèrement pour découvrir ses secrets, car nombreux sont les mystères et les révélations qu’elle nous cache. Voici donc la véritable histoire d’Arété, quand la philosophie amazighe s’écrivait au féminin!

Fille d’Aristippe de Cyrène :

Aristippe de Cyrène était un philosophe gréco-amazigh, personnage de l’époque hellénistique (4ème siècle Av-JC) et fondateur de l’école des cyrénaïques.

Sa fille Arété,née à Cyrène en Libye devint plus tard, disciple de Socrate. Elle portait un nom qui avait plusieurs significations fortement symboliques: il voulait dire « la connaissance de la bonté » mais aussi « la vertu » ou «l’intelligence».

Arété sur les traces de son père…

La philosophie cyrénaïque ou cyrénaïsme représente un véritable héritage familial, enseigné de génération en génération. Aristippe professait que le bonheur réside dans l’accumulation des plaisirs, et il enseignait donc ce que l’on appelle un « hédonisme », une sagesse basée sur la recherche de l’agréable. Depuis son plus jeune âge, la petite Arété apprenait l’art d’être philosophe, elle fut donc élève de son père, puis son successeur. Elle fut à la tête de l’école cyrénaïque en tant que professeur de philosophie naturelle et morale pendant plus de 45 ans. Elle transmit ainsi à son tour cet héritage à son fils surnommé ‘‘Métrodidacte’’ c’est-à-dire « formé intellectuellement par sa mère ».

Le conflit Socrate-Aristippe :

Aristippe était l’un des apprentis de Socrate, très fidèle. Néanmoins, ils eurent un différent concernant leurs orientations et croyances opposées. Aristippe définissait le but et la fin de la vie comme « un mouvement lisse qui débouche sur une sensation ». C’est la définition du plaisir, et il défend donc un hédonisme sans excès dans la sensualité. Il n’admet pas la thèse de Socrate selon laquelle le bonheur serait supérieur au plaisir et n’y voit qu’une somme de plaisirs particuliers. malgré ces divergences, Arété et son père restèrent fidèles à Socrate. Ils offrirent une vie décente et respectueuse à la famille du défunt philosophe après son exécution par les démocrates. 

Une femme épatante…

Peu de temps avant la mort de son père, elle reçut une lettre de ce dernier lui suggérant de déménager à Athènes et de s’y installer pour fournir une éducation supérieure à son fils. Arété mena donc une vie luxueuse en Grèce, elle écrivit 40 livres et enseigna plus de 110 philosophes. 

Sur sa tombe était gravé :

« Elle incarnait la grandeur de la Grèce, possédait la beauté d’Hélène, les vertus de Therima, la plume d’Aristippe, l’esprit de Socrate et la langue d’Homère ».

                                                                                                           Graine Sabrina

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