La journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août, est l’occasion de rendre hommage à ceux qui font face au danger et à l’adversité pour aider les autres. Cette date a été choisie par l’assemblée générale des Nations Unies en référence à l’attentat, le 19 Août 2003, du Siège des Nations Unies à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 personnes, dont Sergio Vieira de Mello, haut représentant des Nations Unies en Iraq. Cinq ans plus tard, le 19 Août a été désigné Journée Mondiale de l’aide Humanitaire.

L’aide humanitaire en temps de pandémie:

Ce jour-là, chaque année, la communauté humanitaire plaide pour la sûreté et la sécurité des travailleurs humanitaires, ainsi que pour la survie, le bien-être et la dignité des personnes touchées par les crises.

Cette année, la journée mondiale de l’aide humanitaire survient alors que le monde lutte contre la Covid-19. En raison de l’actuelle pandémie, les travailleurs humanistes surmontent des obstacles d’accès sans précédent pour apporter une aide vitale aux personnes en situation de crise humanitaire dans plus de 54 pays.

Cette année, la compagne se concentre sur ce qui pousse les humanitaires à continuer de sauver et protéger des vies malgré les conflits, l’insécurité, le manque d’accès et maintenant les risques liés à la Covid-19.

Ce virus est le plus grand défi des opérations humanitaire ces derniers mois. Compte tenu du manque d’accès et des restrictions imposées par le gouvernement du monde entier, les communautés, la société civile et les organisations non gouvernementales locales se trouvent maintenant en première ligne dans l’apport de l’aide d’urgence.

Le confinement, les couvre-feux et les restrictions des mouvements de personnel et de marchandises- qui font partie de la stratégie visant à ralentir la transmission du virus – ont un impact sur la réponse humanitaire, mais les travailleurs humanitaires sont déterminés à poursuivre leur travail pour sauver des vies.

Le travail caritatif en Algérie:

En Algérie, toute une chaîne de solidarité s’est mise en place pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus et pallier aux faiblesses du système de santé.

« Au lendemain du déclenchement de l’alerte de la crise sanitaire et au début de la propagation du virus Covid-19 la direction générale de la fondation Ness El-khir a immédiatement créé la cellule de crise nommé «  Ness El-KhirEmmergency », elle est constituée de personnes formées par des experts en sauvetage et secourisme, et intervention dans des endroits à haut risque de contamination, dotée aussi d’équipements hermétiques et casques à double filtres aux standard internationaux », a communiqué M. Zerrouki Abdelkrim, coordinateur Général de la Fondation Ness El-Khir.

 De ce qui est de la situation de l’aide humanitaire aujourd’hui, M. Zerrouki, constate que « la professionnalisation de la société civile et en bonne voie. Avec des organismes tels que la Fondation Ness El-Khir, qui ne se limite pas qu’à exceller sur le terrain; A travers des activités ordonnées et très organisées sur tout le territoire national. Elle se porte aussi volontaire à former des futurs cadres et membres dans son centre pédagogique « Aalamni », en management des projets caritatifs et sociétaux, pour assurer la relève de demain dans le monde du travail humanitaire ».

« Si nous observons la situation actuelle de l’aide humanitaire, nous penserons inévitablement à l’échec de la société mondiale à garantir le respect fondamentale des êtres humains et leurs dignités sur aucun continent du monde. De plus, nous continuons de voir des injustices et des souffrances imposées aux populations en Afrique, en Palestine, au Yémen, en Syrie et aux réfugiés sahraouis », S’exprime Dr. Mohamed Guemmama, expert international en Migration et président de l’association Green Tea. Selon lui « l’action humanitaire est censée être hors-jeu de pouvoir entre les Etats, car il s’agit d’une assistance neutre, impartiale et indépendante aux civils en crise. Cette tache fondamentale est censée être un acte d’humanité en des temps inhumains ».

Et pour ce qui est de l’engagement dans un travail humanitaire, M. Zerrouki Abdelkrim, pense que « la bonne volonté et l’énergie, associées à l’amour de la patrie, et l’expression fidèle de la citoyenneté participative, sont des éléments nécessaires pour devenir un excellent model du travailleur humanitaire ».

SONIA.HA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici