Que connaissons-nous sur la nation ? Est ce que le citoyen modèle existe concrètement ? Sous d’autres termes est-ce que la citoyenneté et l’art de manifester sont conditionnés ou soumis à des ultimatums quelconques ? Sans trop en dire, ni tourner autour du pot, la réponse est clairement négative, c’est un NON.

Citoyen et nation

La seule définition d’un citoyen n’est rien d’autre sinon littéraire, donc, selon Larousse; une personne parmi une masse dont le facteur commun est la notion de nation, la mère patrie qui les unie. En revanche, cette dernière compte désormais une infinité de spécificités, très distinctes de sa parallèle d’antan, notamment la différence en son sens très large. Pour preuve; Jadis on exigeait plein de compatibilités entre les gens, qu’au fil du temps ont été surpassées en accouchant de sociétés extrêmement hétérogènes, mais qui malgré cela, ont su se supporter, parfois s’aimer…ou pas.

Afin de rebondir sur le « ou pas », en projection sur la carte de l’Algérie et celles de plein d’autres nations, dont la qualité de vie ne diffère d’un iota, on constate une défaillance générale, dont le foyer est localisé entre les ruelles, donc sociétale, à vrai dire, citoyenne, strictement liée à l’approximative interprétation de la définition d’un état moderne et de ses dessous. Non pas par illettrisme que nous avons échoué de lire sur un Larousse, mais plutôt une révolte d’un phénomène propre à nos egos et à leurs égaux; La peur de se voir mis à l’écart, ainsi que celle de se voir dépasser, lâcher cette mainmise. Bref, l’amour, pas celui de sa dulcinée celui-là est tabou, mais celui de la sédentarité.

Ce n’est que conséquence relevant d’une incertitude, d’une faiblesse psychologique tantôt parrainée par le pouvoir politique par ses divers instruments, tantôt par l’idéologie globale qui plane au-dessus de nos petites têtes.   

D‘accord … et la partie, alors ?

La patrie est la coexistence de gens sans se référer à nulle différence, c’est la liberté d’être et de vivre sa citoyenneté et revendiquer ses opinions aussi fantastiques, osées, contredisant les dogmes qu’elles soient. Sauf celles qui atteignent autrui, le privent au lieu de le servir, qui menacent l’intégrité de la nation en question, ou surtout l’exhérèdent du droit de se porter aux rangs des nations protagonistes de l’histoire de l’humanité, retiennent sa plume de la contribution au patrimoine universel. Mais tout de même, avoir des idéologies prétendantes, de nouvelles recrues politiques ou religieuses ne portera aucune atteinte au parcours du développement. Ce n’est pas à la patrie d’assumer les incompétences des états, de leurs idéologies et courants politiques archaïques ayant sévi, ruiné le pays et désintéressé la population, c’est un exploit d’être aussi nul, ce n’est point facile de dérailler à ce point. Décidément Fellag faisait référence aux têtes bornées en produisant son iconique poésie, ce sont eux le sirocco de la vie qui a creusé des sillons dans les prairies de sa beauté. 

La raison derrière l’échec, paresse ou mécréance ?

Les prétextes sont encore plus ridicules que les actes eux-mêmes, d’où mon insistance à ne pas justifier un échec, parfois se cachant derrière la paresse ou pire encore la mécréance des autres, celle qui a conduit au châtiment divin. Oui le monde est mécréant, mais dans le sens où il baigne dans une cruauté moyenâgeuse, où on tue, on condamne arbitrairement…  Par contre, ce n’est pas pour autant qu’on boycottera notre appartenance à la planète terre. Et pour un peu de subjectivité, la mécréance est parfois plus palpable quand on insulte avec l’audace de solliciter une argumentation tirée par les cheveux ceux qui respirent de l’art, et décorent les murs pour embellir les villes et les vies.

La patrie englobe le tout, en lame dans une boite de pétri, donc aucune hiérarchisation n’a lieu. Le super citoyen à la cape ou à la Gandoura est séquestré dans les rêves des extrémistes de toutes tendances et orientations. Sans complaisance aucune, ceux-là faussent l’analyse de notre contenu. C’est un mythe dont le déboulonnement sera l’étincelle d’une ère de renaissance.

Le citoyen face à l’état

La tâche majeure, principale d’un état souverain est d’exister. Son existence commence par s’allier à ses enfants, leur assurer la meilleure qualité de vie qu’elle soit. 

En contrepartie le citoyen dès lors endetté, doit servir sa patrie, s’allier avec ses compatriotes sous le même drapeau, produire ce qui nourrit les ventres, tout en nourrissant les cerveaux et les cœurs, non pas de critiques et de haine, mais de bonté et de sentiments du destin commun qui fera toute la différence et abattra les différences. Le citoyen est l’unité epsilon dans toute manœuvre menée par le pays, aussi politique et officielle qu’elle soit, l’Algérien est là, à maintenir la barre de gouvernail qui seul dieu, et quelques pays ayant goûté au verre de l’amertume du chaos, connaissent les éventuels scénarios lorsque le navire bascule, ne serait-ce d’un angle négligeable.

Le citoyen est l’arbre qui retient la terre du talus. Par contre si ses racines ne se nouent avec celles voisines aussi bizarres et défoncées qu’elles soient, la terre sombrera au fin fond de la rivière. Alors, Allions nous en fermant les yeux, au profit de l’Algérie, vers une pensée multiple, et une vocation unique.

Ce que l’Algérien doit apprendre par cœur, et psalmodier à longueur de journée, une sorte de feuille de route: « Je ne suis pas dieu, je ne suis pas saint, je suis différent ». 
Et puis, il faut saisir enfin que contrairement au citoyen l’état ne prie pas, l’état entretient des relations dans le cadre d’une diplomatie extérieure, parfois immorale, l’état n’est pas un chef de foyer, et surtout l’état n’a guère été propriété privée dont on peut soumettre à nos fantasmes quotidiens, c’est avant tout une partie d’un monde qui décolle vers une visée évolutive sans précédent. Ironie du sort, on a pris un AIR ALGÉRIE, donc faut compter quelques 4h ou 50ans de retard.

LUSTUCRU BC.

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