Le taux de chômage fourni par l’Office Nationale des Statistiques (ONS) était officiellement de 11% en mai 2019. L’opinion public réfute systématiquement les chiffres officiels fournis par les pouvoirs publics car il est logiquement inconcevable que le chômage en Algérie soit inférieur à certains pays européens… Cependant, il faut d’abord comprendre comment le taux de chômage est évalué pour saisir le chiffre donné par l’ONS.

La méthode de comptabilisation

Un chômeur dans la définition du bureau international du travail (BIT) est une personne de 15 ans ou plus, n’ayant pas eu d’activité rémunérée et qui est disponible pour occuper un emploi dans les 15 jours suivants.

La méthode est donc la même partout dans le monde, le pourcentage du chômage est évalué selon la « population active », c’est-à-dire de manière générale les personnes ayant un revenu déclaré et les demandeurs d’emploi de l’âge de 15 à 64 ans. On ne compte pas dans le pourcentage les nouveaux-nés, les enfants de moins de 15 ans, les élèves, les étudiants, les retraités et les personnes inaptes au travail pour handicap.

Les personnes oeuvrant dans le marché parallèle et les non-demandeurs d’emploi ne sont pas non plus comptabilisés dans le pourcentage de la population active duquel on soustrait le taux de chômage.

Chiffres fournis 

Partant de cette méthodologie, on comprend mieux le chiffre de 11% si nous le prenons avec les chiffres suivants :

NOTE: Les chiffres datent de l’année 2019

– Nombre d’habitants : Plus de 43,400.000

– Population active : Plus 12.730.000

– Population active occupée : Plus 11.281.000

– Nombre de retraités :  Plus de 2.926.000

– Nombre d’élèves et d’étudiants : Plus de 11.269.000

Précisons que les personnes travaillant en noir et oeuvrant dans le marché informel ne sont pas comptabilisés et sont, par définition, impossibles à chiffrer. Autre chose à noter: L’âge de départ à la retraite est bas en Algérie par rapport aux pays européens étant donné qu’il est de 60 pour les hommes et 55 pour les femmes. La scolarisation massive ainsi que la démocratisation de l’enseignement supérieur (avec les formations professionnelles) en Algérie jouent également un rôle important dans la réduction du taux de chômage.

Yacine Chibane

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