Le ministre algérien de l’intérieur, Noureddine BEDOUI, a procédé hier en présence de son homologue mauritanien Ahmedou OULD ABDALLAH lors d’une cérémonie à Tindouf à l’ouverture du premier passage frontalier depuis l’indépendance des deux pays.

Dans le but de favoriser la circulation des biens et des personnes dans l’intérêt des deux pays, l’Algérie ainsi que la Mauritanie voient en ça un coup de pouce aux relations économiques et commerciales bilatérales.

Il faut cependant rappeler que le ministère de la Défense nationale de la Mauritanie avait interdit à la circulation son septentrion à la frontière algéro-mauritanienne en Juillet 2017. Une mesure radicale destinée à lutter contre le terrorisme et la contrebande au nord de la Mauritanie et qui – selon le gouvernement mauritanien – n’a aucune arrière-pensée dirigée contre l’Algérie. Tandis que les relations algéro-mauritaniennes sont au beau fixe, il faut cependant préciser de l’éventualité que la mesure ait été suggérée par les « conseillers militaires » de la force du G5 Sahel.

La frontière algéro-mauritanienne, d’une longueur de 460 km, a profité de la construction d’un premier poste frontalier comme résultat d’une accord entre les deux voisins signé en Novembre 2017. S’ajoute à cela un projet commun existant depuis quelques années pour la construction d’une route entre Tindouf et Choum. Sur ce, à quand le retour d’un autre « ancien » voisin de l’Algérie ?!