Fethi GHARES est un homme politique, actuellement membre et porte-parole du mouvement démocratique et social (MDS), il est le premier participant à avoir déclaré sa candidature aux élections présidentielles de 2019.

Enrôlé dans l’aventure du FIS à la fin des années 80, il se rend vite compte que ce parti ne défendait pas les valeurs démocratiques auxquelles il soustrait. Il intègre donc le MDS en 1998 à Mostaghanem et devient porte-parole du parti en 2013. Il est aujourd’hui désigné pour le représenter aux élections présidentielles. Cet homme de 45 ans qui a connu et subi beaucoup de périodes politiques algérienne se propose de renouveler cette dernière. Ses déboires avec la justice en 2016 ont fait la une. En effet, il a été poursuivi pour « incitation à l’attroupement », « outrage à corps constitué » et « le non-respect d’une décision administrative », après avoir pris un café avec quelques amis et avoir soutenu Salah Debbouz lors des évènements de Ghardaia en 2016.

Il montre du doigt les manquements de ce pouvoir désuet et vieillissant et veut redonner du neuf au paysage politique et à l’opposition en Algérie. En effet, avec comme premier combat la laicité (séparation entre politique et religieux), il se propose de mener de front les problématiques auxquelles le pays est confronté. Lui-même homme du peuple, ne serait-il pas le plus à même de le comprendre ?