En visitant dernièrement les ruines antiques d’Hippone Rigus (Annaba), j’étais frappé par l’extrême richesses et diversité culturelle du site : sarcophage avec des épigraphes en grec, stèle gravées en punique, tombeau des amazones, buste de Jules César réalisé sous l’ordre de Juba II …etc. je me suis demandé comment un tel site, d’une forte symbolique historique, abritant les ruines de l’église du père de la chrétienté (Saint-Augustin), et beaucoup d’autres sites très importants à travers le territoire nationale ; pensons au Djeddar de Tiaret, le Madghasen de Batna, les Hypogées de Jijel, les ruines monumentales de Tipaza et Cherchell, sans oublier bien évidemment Timgad, Tazoult ou Djemila.

Ce que je viens d’exposer n’est qu’une partie des potentialités touristiques en Algérie : les potentialités archéologiques. Car ses potentialités inscrivent l’Algérie dans un cadre méditerranéen, multiconfessionnel et internationaliste où tout individu, en dépit de ses appartenances culturelles ou religieuses, pourrait se reconnaitre dans l’extrême hétérogénéité de nos sites archéologiques.

Il est préférable d’opter pour un tourisme de spécificités,  de singularité ou de ce que André Görz appelait un tourisme topique, qui s’inscrit dans la spécificité des lieux et non pas un tourisme de masse, où le touriste serait contraint de regarder des touristes entrain de regarder des touristes  qui regardent des touristes…

C’est pour je plaide pour un enseignement rigoureux de l’Histoire, de la géographie et de la culture dans toute sa complexité.

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